Chaque semaine, nous ouvrons les portes de l’atelier d’Ascain à quelques visiteurs. On y voit ce qu’aucune photo ne montre : les mains, les outils, les gestes. Voici ce qui vous attend.
La coupe
Tout commence par les peaux : des cuirs pleine fleur, tannés végétal, choisis un à un. Le sellier trace les pièces au cordeau et découpe chaque quartier, chaque panneau, chaque sanglon. Rien n’est gâché : les chutes servent aux petites pièces.
L’arçon
Dans l’arçonnerie, les branches de hêtre sont cintrées, collées, renforcées. C’est là que naît la gouttière qui protégera la colonne de votre cheval. On y comprend mieux pourquoi l’arçon est le cœur du métier.
La couture
Les piqueurs assemblent les pièces au fil de lin ciré, à la machine à piquer comme à la main pour les finitions. Une selle de dressage compte plusieurs centaines de mètres de fil. Chaque point est contrôlé, car un point lâché se voit sur une selle de vingt ans.
Le montage
Enfin, le garnisseur monte le cuir sur l’arçon, façonne les panneaux, règle l’équilibre. À cette étape, la selle rencontre pour la première fois un cheval — souvent le vôtre, lors de la visite d’ajustage.
Vous souhaitez visiter ? Réservez votre créneau via la page Contact. L’entrée est libre, le café est offert, et les questions sont toujours les bienvenues.