Ascain, au pied de la Rhune. C’est ici, dans ce coin de Labourd entre océan et montagne, que s’est enracinée notre famille de selliers. Mais la sellerie basque est bien plus ancienne que nous.
Les tanneries du Labourd
Au XIXᵉ siècle, le Labourd comptait plus de 230 tanneries. Le chêne tauzin, abondant dans la région, fournissait un tannin d’exception pour le tannage végétal des peaux. Les cuirs du Pays Basque étaient réputés dans toute l’Europe pour leur souplesse et leur solidité.
Des bourreliers aux selliers
La sellerie naît avec le cheval de travail : dès le XIIIᵉ siècle, les bourreliers façonnent harnais et selles pour les chevaux des fermes, des diligences et des armées. Au fil des siècles, le métier se spécialise et s’affine, jusqu’aux selliers de concours d’aujourd’hui.
Le Pays Basque, pays de cheval
Entre randonnée pyrénéenne, corrida landaise et concours hippique, le cheval a toujours rythmé la vie locale. Cette culture équestre exigeante explique pourquoi tant d’artisans du cuir se sont installés ici — et pourquoi nous y sommes restés.
1965 : Jean Rosenfield s’installe
C’est dans cette tradition que Jean Rosenfield ouvre sa sellerie en 1965. Trois générations plus tard, l’atelier travaille toujours le cuir de la même manière : pleine fleur, tannage végétal, couture au fil de lin ciré. Parce que la passion ne se délocalise pas.